Magasinage

Bon. On ne peut pas dire que je suis une adepte de la simplicité volontaire. J’aime les vêtements, les livres, les bijoux, les produits de soin, les tissus en général. Et en quantité. Et j’aime bien magasiner. Ça fait rarement exception quand je suis en voyage.

Je dois dire dans un premier temps que côté artisanat, l’offre me semblait plus intéressante à Jérusalem, au tout début de mon voyage, qu’elle le fut en Jordanie. Que ce soit dans le souk ou dans les boutiques plus formelles, j’ai vu là plus de trucs qui m’ont intéressée. C’est d’ailleurs à Jérusalem que j’ai trouvé des boncuks. J’ai regretté de ne pas en avoir acheté plus (bien oui, je sais que c’est superstitieux, mais c’est quand même très beau) parce que ceux que j’ai pu trouvé à Amman sont toujours d’un kitsch bling bling surchargé.

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Pour ce qui est de la Jordanie, on croise essentiellement deux types de commerces. Sur les lieux touristiques comme à Petra et à Wadi Rum (dans le désert, tout est fermé en juillet), des locaux tiennent des tentes de vente avec de l’artisanat bon marché (si on sait mieux négocier que moi). Beaucoup de breloques, d’argent bédouin (pas de l’argent, quoi), de foulards, etc. Faut au moins essayer de s’assurer que ce n’est pas fait en Chine. Je rapporte un de ces mobiles (assez faciles à trouver au Canada, mais bon, celui-ci vient de Petra!) avec des animaux locaux. Je rapporte aussi des bracelets en argent bédouin: faudra que mon amie Émilie choisisse si elle préfère les oiseaux ou les poissons!

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Le deuxième type de commerce vous assure que les produits sont jordaniens et ils sont souvent produits dans le cadre de projets humanitaires de micro-crédit et de valorisation de la tradition. Les deux plus grandes fondations sont la Jordan River Foundation et la Noor Al-Hussein Foundation. Les produits de ces fondations (surtout la deuxième) se retrouvent un peu partout dans les commerces plus formels.

Souvent, l’idée est d’utiliser une technique ancestrale mais pour produire des objets plus courants. Par exemple, ces très beaux tissages avec lesquels ont produit des étuis à bijoux ou à cosmétiques ou encore des techniques de production de papier avec lesquels on fait de jolis carnets (ici avec les fameux boncuks à l’honneur!).

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On trouve évidemment aussi des vêtements traditionnels et des foulards, mais moins que je l’aurais pensé. Soit ça vient d’ailleurs, dans un tissu synthétique qui ne donne pas très envie. Soit c’est effectivement produit par des Jordaniennes, brodé main, parfois dans des tissus traditionnels comme de la laine de dromadaire… et alors ce n’est pas donné. J’ai quand même craqué pour une espèce de tunique magnifiquement brodée.

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Parmi les plus petites choses à rapporter, on trouvera évidemment le keffieh, ce foulard traditionnel qui sert de couvre-chef aux hommes, ou encore des produits de la Mer morte. Comme vous le savez peut-être, la concentration en minéraux est considérée exceptionnel, et savons, crèmes et autres produits dérivés sont disponibles. Vous pouvez aussi rapporter directement de la boue pour les masques.

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Pour moi, la grande déception, ce sont les bijoux. En Jordanie, particulièrement dans les boutiques formelles, on trouve très peu de bijoux traditionnels. Soit c’est carrément bling bling, soit les techniques de travail de la pierre et de l’argent sont modernisées pour offrir des bijoux qu’on nous présente comme contemporains mais que moi j’ai trouvé plus quelconques. Rien ne remplace à mes yeux la beauté massive de l’art bédouin. Il faut donc admettre que le plus beau cadeau que je rapporte vient de Jérusalem et qu’on me l’a offert (j’en rougis juste d’y penser). Pas certaine que la photo rende bien le truc: c’est massif. Pour ne pas dire ostentatoire!

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Pour finir, quelques bonnes adresses. À Petra, les deux boutiques de l’hôtel Mövenpick sont très bien. L’une des boutiques présente des produits de la fondation de la reine. Le choix n’est pas débordant, mais il y a de belles choses (dont de beaux vêtements). En face, il y a une boutique de bijoux bédouins à faire damner. En fait, il y en a tellement qu’on ne sait plus où regarder. Je ne me suis pas attardée, mais il y a sans doute de magnifiques découvertes à faire. La boutique au Dead Sea Spa Hotel offrait aussi de beaux bijoux et une très grande variété de produits de la Mer Morte (il y a plusieurs marques). À Amman, on trouve les produits de la Mer Morte dans n’importe quelle boutique touristique autour du First Circle.

Je n’ai pas trouvé toutes les boutiques que j’espérais à Amman, mais je conseille le Jordan River Foundation Showroom (sur une rue transversale qui fait le coin avec Rainbow, presque au bout de Rainbow). Il y a là des trucs originaux pour tous les prix (et aussi de MAGNIFIQUES tapis si vous êtes en moyens). Les coussins sont très beaux, les verres et la poterie. C’est là que j’ai acheté les petits carnets.

Ensuite j’ai bien aimé la petite boutique Bawabet Al-Sharq sur la rue Rainbow. Les bijoux ne sont pas très beaux, mais il y a une petite sélection de vêtements magnifiques (et chers), certains foulards et on y trouve de l’artisanat qu’on trouve ailleurs mais qui est assez chouette. Comme ces petites poupées ou encore des produits de la fondation de la reine.

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Finalement, Wild Jordan est un endroit à connaître, d’abord parce que le café est très agréable (ouvert pendant le ramadan), la terrasse magnifique et la bouffe excellente. C’est sur une rue parallèle à Rainbow, pas très loin du Jordan River Foundation. Il y a quelques affiches pour indiquer le chemin. J’y ai «perdu», avec grand plaisir, une partie de l’après-midi. La boutique offre toute sorte de produits qui sont liés à la nature (tisanes, herbes, produits de beauté et autres). La plupart des bijoux m’ont laissé assez froide, mais certaines séries qui mettent en valeur des pierres de la Mer morte ou de Wadi Rum sont très belles. On y trouve des objets utiles comme des étuis de iPad ou de iPod, des carnets ou encore ces sacs aux couleurs de la fondation. Il y a aussi – entre autres curiosités – un jeu de Monopoly jordanien.

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Si l’offre n’était donc pas aussi vaste que j’aurais pu le croire, vous pouvez constater que ça ne m’a pas empêché de surconsommer… Je me consolerai en me disant que tous ces projets de micro-crédit et d’empowerment des artisanes sont vraiment intéressants. Ça rassure la gauche caviar en moi…

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